L'EVEIL DE PHALEG

Livre de 368 Pages - Rédacteur Maitre Inconnu
 
Edité par BOOK EDITION - Prix de vente 40€ Unité
 
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CHAPITRE I

 

 PROLEGOMENES

(1)

 

 

Ce témoignage propose l’éveil progressif d’un « Homme de Désir » qui voit sa vie changer d’orientation professionnelle et qui parallèlement est confronté avec la découverte de la « Foi, L’Espérance et la Charité » dans l’Initiation verticale de la Réintégration Mystique et Métaphysique.

 

Depuis sa rencontre spirituelle avec Dieu et son fils Jésus Christ, il n’a eu de cesse de réédifier ce qu’il appelle son Temple Intérieur, c’est-à-dire le dépôt original que chaque être hérite à sa naissance temporelle.

 

Pour les lecteurs méconnaissant la vie secrète de l’Initiation Maçonnique, la vie secrète de la Théurgie Coën, la vie secrète de la Théosophie Martiniste, l’auteur ne fait que décrire ou répété ce que beaucoup d’historiens ont mis à la disposition du Grand Public depuis 200 ans avec plus ou moins de vérité ou de connaissance.

 

Cette histoire propose un regard par l’intérieur d’une expérience vécue et qui est toujours d’actualité pour Phaleg.

 

Ce n’est pas donc pas une transgression des secrets connus car témoigner une doctrine secrète de la nuit des temps est une chose, la comprendre comme l’a écrit Phaleg demande un travail permanent et emprunt d’humilité, et le temps ne compte pas même si le temps est compté pour chaque être humain voué à redevenir poussière par le corps et lumière par l’âme s’il a travaillé à sa réintégration.

        

         Mais, cette histoire a la volonté d’apporter à ceux qui sont dans le doute dans le chaos de la vie profane, que la rédemption philosophique et spirituelle est « amour » et pas « souffrance » si celui ou celle qui s’y engage le fait dans la sincérité, dans la vérité.

 

         Ils doivent surtout retenir que cette réédification doit être le fruit d’un engagement permanent, sincère, altruiste, où  les récompenses profanes n’existent pas, où l’espace de ces traditions séculaires sont des portes qui s’ouvrent sans gloire et sans honneur visible, mais qui éveillent « Le Phaleg » de la tradition biblique, descendant de la création de Dieu et porteur de sa « Pensée, de sa Volonté, de son Action » laissés en héritage au Mineur pour qu’il retrouve le chemin vertueux de sa dimension divine encartée dans sa dimension matérielle.

 

         Ce livre mélange l’élévation spirituelle de Phaleg et reprend des textes historiques, bibliques, métaphysique déjà publiés ou certaines formulations seront peut-être incompréhensibles pour le profane mais qui sont révélateurs des actions à mener chacun à son niveau avec son libre arbitre pour en découvrir le noyau et la bienfaisance que cela produit pour « l’homme de désir ».

 

         Si ce témoignage donne envie au lecteur profane ou initié de se convertir spirituellement à ces doctrines métaphysiques et spirituelles, et bien il aura servi humblement à être un révélateur de ce que chacun peut vivre dans le temps de sa vie terrestre et s’élever un peu vers la Jérusalem céleste.

        

Si comme le dit si bien Saint Augustin (354-430), pour croire il faut comprendre et comprendre pour croire, je veux vous conter l’histoire de la conception de l’homme Dieu et qui révèle la diaspora de l’humanité dans sa dimension universelle.

        

Si nous croyons en Dieu Créateur de toutes choses et de tous les êtres, alors il nous est impossible d’écarter la vérité révélée de l’âme et sa fonction passive et active.

        

« Il est d'autant plus facile de les admettre, que c'est l'éloignement presque général des hommes pour ces objets sacrés qui, s'étant introduits parmi les Initiés, les empêcha de s'élever jusqu'à la vérité des allégories. Alors, méconnaissant le but auquel ces mystères devaient les conduire, ils les appliquèrent à des sciences factices et matérielles qui n'eurent jamais aucun rapport à l'initiation primitive » (2).

        

         Toute la conception ternaire et néo testamentaire est incréée selon « l’Image et Ressemblance » et cette Foi est obligatoirement rattachée à la nativité divine de l’enfant Jésus qui s’incarnera en Christ.

        

         Si l’on croit dans la conceptualisation de l’enfant Dieu sans aucun acte physique ni terrestre dans une matière dite « corrompue », alors l’esprit divin a accompagné la naissance de l’Homme matière pour ensuite s’incarner en lui par l’esprit.

        

Toute la création humaine et ternaire qui s’établit ne peut le faire que sur le même principe, c’est-à-dire que chaque création par la femme créée de l’homme, reproduit par l’accouplement animal le corps et Dieu lui attribue une partie de l’âme coéternelle issue de sa dimension divine.

        

         Elle forme le lien interne dans l’être qui va naitre par cette implantation métaphysique d’un germe ou embryon animique qui va permettre à cet être de récupérer à partir de 7 ans (le 3 et le 4 fusionnent sur un plan temporel), son libre arbitre, ses facultés de réflexion et d’intelligence et à défaut de la ressemblance qui ne peut se manifester dans une création corrompue. Au minima la vision de l’image du Père, du Fils et du Saint Esprit peut se faire jour.

        

         Sur la base simple de compréhension de ce postulat, cette âme devenue passive n’est en réalité que le germe divin unique et qui ne peut remonter que dans l’unité absolue dépouillée de cette matière souillée et donc se réintégrer dans l’immensité divine de l’esprit qui la reconnecte aux lois et principes de celui qui la créé.

        

         Avant que l'homme primitif eût prostitué ses facultés à la recherche des objets matériels, ainsi que nous l'ont indiqué les Traditions Religieuses auxquelles vous faites profession d'adhérer, il avait un sentiment intime et une connaissance parfaite de la Nature spirituelle Divine.

 

         Or à l’analyse de cette réflexion fondée en « esprit et vérité », l’âme qui reste attachée à sa création divine et qui en est qu’une partie infime ne peut se réattribuer sous l’emblème de la réincarnation car ce serait la négation de la conceptualisation de l’âme du Christ qui lui seul à bénéficier de la totale émanation de l’âme divine pour mourir de mort humaine et ressusciter dans le coagulât de l’esprit du Père, du fils et du saint Esprit.

         « Or cette Science Divine était par sa nature absolument incompatible avec les affections et passions temporelles sensibles dont l'homme fut la proie à l'instant de sa prévarication, puisqu'elles avaient anéanti tous ses moyens naturels d'action et de réaction sur les Etres spirituels. Les connaissances ténébreuses qu'il avait acquises par ses œuvres matérielles l'ayant jeté en privation absolue Divine, il prostitua son encens aux plus indignes créatures et ses facultés s'obscurcirent au point qu'il douta de sa propre existence spirituelle et de celle de tous les Agents de l'Univers » (3).

        

         En effet, dans cet état il restait privé de la perception de ces Agents et de tous les rapports directs qu'il avait auparavant avec eux, car il ne pouvait plus apercevoir que des êtres matériels, divisibles et composés.

        

         La réincarnation est une histoire ternaire mais elle ne peut pas être une histoire divine et se rallier à l’émanation de l’esprit divin, à la création du corps glorieux et à la création de la femme qui a été conçu pour permettre la continuité matérielle de la création et qui a donné naissance à Jésus le Christ par la conceptualisation de l’esprit saint quand Dieu a décidé de se manifester sur la terre dans le corps de son fils.

        

         « Dans l'état primitif de l'homme, sa science consistait dans une pleine et parfaite connaissance des Actes qu'il devait faire pour remplir avec précision la loi qu'il avait reçue de l'Eternel, loi qu'il ne pouvait exécuter sans connaître en même temps la nature et les prérogatives de tous les Etres émanés du Créateur. Il est donc bien évident que cette science ineffable ne pouvait convenir à l'homme après son crime, puisqu'étant renfermé dans les bornes étroites d'une forme incorruptible, il était privé de toutes les facultés qu'il avait reçues pour remplir sa première loi.

          

         C'est pour cela que l'initiation et ses mystères, ne pouvant avoir rapport qu'à l'homme en privation, furent si différents de la science primitive. Car ils se réduisaient à instruire les Disciples sur l'état glorieux de pureté spirituelle Divine qui avait été l'apanage de l'homme, et à leur apprendre que c'était par les actes impies et ténébreux de sa volonté qu'il était déchu de cette première splendeur. Et que l'Univers avait éprouvé les plus affreuses révolutions » (4).

        

         L’homme est constitué de deux natures, la nature dit « conscience humaine » qui prend sa source dans la matière physique et binaire de son existence et qui au nom de la raison doit diminuer la « bête » qui est en lui pour diminuer son état de prévarication ; et l’autre dite « conscience divine » encartée dans la partie cardiaque de notre germe divin et qui malgré sa passivité, est en attente de l’effort constant de l’homme ternaire.

        

         Plus le ternaire se bat pour réduire la force maléfique de la « conscience du bas » au profit de la « conscience du haut », plus les effets de la réconciliation sont des révélations bénéfiques et bienfaisantes. Et qui peuvent si le créateur le décide se manifester par des petites sensations actives « révélations pour certains » que l’âme passive reçoit comme une bénédiction.

         Cette anthropologie de la création et cette ontologie de la dimension divine dans la conception ternaire de l’Homme est la démonstration que si nous croyons pour comprendre le verbe et sa dimension métaphysique et mystique, alors le doute n’est plus permis.

 

Iacobus + Melchisiel

 

Références 

 

(1) Il s’agit d’une longue introduction placée en tête d’un ouvrage ou d’un texte initiatique particulier et toujours au pluriel.

 

(2) Extrait de l’instruction secrète de la Profession willermozienne de 1778. (Bibliothèque Nationale – Fond Willermoz)

 

(3) Ibid. - (4) Ibid